Diffractions Transmutatoires

Installation, Trois Modules, Marie Christine Driesen et Horia Cosmin Samoila, Galerie Espace d’En Bas, Paris, Juin 2011.

Module 1 Transmutatory Diffractions / Diffractions Transmutatoires

Module 2 Transmutatory Diffractions / Diffractions Transmutatoires

Module 3 Transmutatory Diffractions / Diffractions Transmutatoires

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Artwork historical:

2011: Les temps de l’Ecrit, Abbaye de Noirlac, Noirlac 2010: Desert Numerique, Drôme

Plant communication experiments:

2007: RIXC, Spectral Ecology, Riga, Latvia 2006: Early experiments, Grasse

Processus

Trois modules distincts mais complémentaires, articulent à travers une permutation d’espaces, une communication subtile. Ensemble, ces modules participent à la préfiguration d’un panorama spectral global, se posant comme des balises.

Le premier module se réfère, aux communications de type "non-local", de nature télépathique, entre des systèmes biologiques ou psychiques. Il questionne l’hypothèse d’une réalité parallèle au spectre électromagnétique entropique, et suggère un mode opératoire qui s’en affranchit. Une plante retraduit ses variations biologiques, ou émotives en lumière colorée à travers un système de captation de ses fluctuations électriques internes. Ces couleurs sont ensuite transformées en son. Un écran au mur laisse transparaître ce qu’il se passe à l’intérieur de la structure, espace de transition, où la transformation de la lumière en son s’opère.

Le second module pose la question de l’imbrication de l’environnement électromagnétique naturel et de l’environnement électromagnétique d’origine artificiel. Un panneau solaire alimente un moniteur. Selon le degré d’ensoleillement cet écran laisse apparaître un brouillard de lumière à travers ses cristaux liquides. Une constellation de électroaimants, placés à l’arrière du moniteur, viennent ici capturer à distance, les les interférences internes de l’appareil, lorsque les condensateurs et composants électroniques se chargent ou laissent circuler l’énergie. A leur tour ces "interférences", issues initialement de l’activité solaire, participent à la diffusion sonore globale.

Le troisième module, est placé dans une antichambre obscure, un espace analogue à celui de l’expérience de Schrödinger. Il répond au premier espace et à l’espace de la rue. Il contient un dispositif de détection des radionucléides et un stroboscope. A chaque désintégration atomique dans cet espace, le dispositif transforme cette désintégration en un flash de lumière aveuglant. Cet élément questionne l’usage actuel de l’énergie nucléaire sur le plan civil et militaire. Il interroge aussi la matière et l’énergie sur un plan métaphysique. Ainsi, l’atome instable car surmatérialisé, s’effondre sur lui même, chute et se transforme ici en une fulgurante lumière. Les flash aléatoires de lumière, interfèrent à leur tour sur la perception photonique de la plante et sur la glande pinéale de l’observateur.

Cette exposition s’est déroulée dans le cadre du Festival Mal au Pixel 2011, dans la gallerie L’espace d’en Bas.